En 1170, les habitants de La Souterraine refusent de donner de l'argent aux moines qui possèdent la ville et souhaitent construire une nouvelle église. Le ton monte, les uns et les autres en viennent aux mains et Raymond de Vigeois, un jeune moine, est tué. C'en est trop pour le roi Louis VII qui encercle la cité avec l'armée royale et la prend (sans trop de mal)...

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La Souterraine est alors condamnée à une forte amende et l'église excommunie la ville. En 1177, Henri II (roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine) fait à son tour le siège de La Souterraine pour mater une nouvelle révolte... La ville et les biens du clergé sont alors pillés ! Plus tard, Hugues-le-Brun de Lusignan (alias Hugues-le-Diable) s'en prend lui aussi à la cité...

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En 1207 en effet, Hugues-le-Diable (comte de la Marche et vicomte de Bridiers) assiège sans motif La Souterraine. Mais les habitants et les moines résistent, côte à côte, durant 9 semaines. Enfin victorieux, Hugues-le-Diable se venge et fait raser les murailles. Il reste ensuite maître de la ville pendant 19 ans. L'abbé Raymond de Gaucelme fait alors appel au roi...

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Le roi Saint-Louis intervient et, en 1226 donc, redonne la propriété de La Souterraine aux religieux. L'abbé de Gaucelme fait aussitôt reconstruire les remparts détruits par "le Diable" et les fait équiper de 3 portes qui permettent de contrôler efficacement les entrées et les sorties. Entre 1331 et 1360, ces remparts vont être attaqués à 4 reprises...

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Ils ne vont résister qu'une fois et la ville subira donc 3 défaites. Le siècle qui vient de s'écouler à cependant vu croître la population et, faute de place, cette dernière s'installe désormais hors de la "protection" des remparts. Au début du 15ème siècle, une 2nde enceinte est alors construite (elle est haute de 13 mètres, renforcée par 5 tours et percée de 6 portes).

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Ces nouveaux remparts permettent de contenir la population, laquelle a doublée. Mais, au 16ème siècle, la ville est de nouveau à l'étroit derrière ses 2 fortifications et il est décidé d'installer une 3ème ligne protectrice. Longue d'un kilomètre mais, faute de moyens sans doute, celle-ci n'est faite que de rudimentaires palissades en bois que protègent des fossés.

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De ces défenses, il ne reste aujourd'hui que la porte du Puycharraud et la tour de la porte Saint-Jean (haute de 25 métres, elle était équipée de 2 ponts-levis : le 1er, tourné vers l'extérieur et le second donnant sur la ville. L'un permettait de résister aux agressions des ennemis... l'autre à maîtriser les habitants révoltés. Prison municipale jusqu'en 1860, la tour est classée monument historique depuis 1920)

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