Dés le 17 juillet 1789, des aristocrates quittent le royaume de France. Puis, par la suite, les armées des monarchies qui entourent la jeune République entrent en guerre contre elle et les monarchistes français qui ont émigré prennent les armes contre leur pays... Le 20 octobre 1792, le Directoire de la Creuse décide alors de saisir les biens des traitres !

1789-14 juillet


Il dresse à cet effet la liste des 123 personnes qui sont parties du département. Parmi elles figurent des nobles de Guéret (dont les Esmoing du Chezeau, les de Courtallier, les Seiglière de Bouery, les de Vertrieux, les des Ardillers, les Coudert de Sardent, les Tournyol du Clos, les Barthon de Montbas, les Couturier de Fournoue, les de Pouligny, les Rebiere de Cessac et les Bouery de Saint-Loup).

GUERET


Plusieurs des épouses de ces émigrés jurent alors au Directoire qu'elles désaprouvent l'attitude de leurs époux (certaines vont même jusqu'à demander le divorce et la restitution de leurs dots... en réalité, elles obéissent à des stratagèmes qui consistent, une fois divorcées, à pouvoir racheter le plus de biens que possible de ce patrimoine familial que le Directoire de la Creuse leur a auparavant confisqué).

GUERET-PRESIDIAL


Beaucoup de nobles creusois émigrés rejoignent l'armée du prince de Condé, en Allemagne. Ils y mènent une vie insouciante et mondaine avant de prendre les armes, en 1793, et de... reculer face à l'armée républicaine. Les officiers allemands et autrichiens les méprisent, les considérant comme des voyous et des traîtres à leur patrie.

1792-armee du prince de Conde


Une petite partie des émigrés issus de Guéret meurt au combat. Cependant, la plupart sont amnistiés le 28 avril 1802 : ils reviennent alors en France, où ils sont (théoriquement) placés sous surveillance policière... Certains se mettent au service de l'administration impériale, d'autres retrouvent leurs biens (ainsi que le prestige et l'influence qui va de pair).

GUERET-PROPRIETE