A quelques encablures au sud de Guéret (au delà de la Fôret de Chabrières), la D940 et la D52 nous conduisent jusqu'au bourg de Saint-Christophe où nous avons (trés arbitrairement) décidé de faire commencer notre balade. Celle-ci (qui s'étire sur environ 10 kilomètres) va nous promener sur une agréable petite "route verte" peu fréquentée (à consommer à pied, en vélo ou en voiture).

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Le trajet est parsemé de nombreux ruisseaux et étangs (les 2 premiers se trouvent à Saint-Christophe mais sont si soigneusement dissimulés qu'il faut vraiment les mériter). Ils forment un joli petit collier de 8 perles bleues enfilées sur la fine route D52 par une main géante (pour bien apprécier cette phrase, vous devez la lire en écoutant une très douce et très romantique musique... faites-le, s'il vous plait !).

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Nous ne partons pas tout de suite car il y a d'autres choses à voir à Saint-Christophe ! En cherchant (un tout petit peu), nous découvrons la vieille fontaine dont les eaux intarissables alimentent un superbe lavoir, lequel se compose de dalles de granite (apparemment inusables). Le tout a été minutieusement restauré, afin de garder intact ce discret patrimoine rural.

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Accolé au lavoir se trouve la maison où Ferdinand Villard serait né (en octobre 1842). A 30 ans, il devient médecin et exerce à Guéret, une ville où il est élu conseiller municipal 2 ans plus tard (en 1874 donc). Puis il en devient maire-adjoint (de 1877 jusqu'à 1884). Deux ans plus tard (en 1886 re-donc), il est élu maire de Guéret (une fonction qu'il va occuper jusqu'en 1907).

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En cette fin de 19ème siècle, le Dr Ferdinand Villard (membre du groupe de la Gauche Démocratique) est également élu conseiller général du canton de Pontarion, président du Conseil général de la Creuse et sénateur de la Creuse. Décédé en 1907 Neuilly-sur-Seine), il est enterré à Saint-Christophe (où sa tombe est une des rares qui aient été maintenues dans l'ancien cimetière).

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A côté du monument aux morts se dresse un surprenant abri à ossature en bois... Marie-Louise est nichée en dessous ! Marie-Louise, c'est la cloche de l'ancienne église. Après la 1ère guerre mondiale, la vieille batisse est quasiment en ruines : elle est rasée mais sa cloche est récupérée (la commune préfère utiliser ses maigres moyens pour réaliser un monument aux morts)

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Nous reprenons maintenant la D52 et partons vers Savennes où de nouvelles découvertes nous attendent. La 1ère est son église, dont le clocher ressemble à l'abri de Marie-Louise ! Fichtre ! Serions-nous dans un coin de Creuse où les clochers ne sont pas en pierre ? Le plafond de ce lieu de culte (également en bois et "ripoliné" en bleu) en illumine l'intérieur.

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L'autre surprise réside dans le tracé de 2 superbes circuits de randonnée, lesquels permettent de sillonner la campagne environnante et d'y découvrir les trésors secrets du petit patrimoine local : le chemin des Vergnes déroule ses 8 kilomètres, entre un étang et plusieurs ruisseaux, quand celui de la Croix du Reillat se contente (plus modestement) de 6 kilomètres. 

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L'un et l'autre, balisés en jaune, se parcourent tranquillement en quelques 2 heures (au bas mot). Ceci étant fait, nous soufflons un peu avant de repredre la D52. Nous dépassons le Puy Coumas et les étangs de la Barde, traversons Saint-Yrieix-les-Bois et empruntons ensuite la D17 vers Saint-Hilaire-la-Plaine pour faire halte au château de Beaumont.

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Le château de Beaumont est privé et ne se visite pas (merci de respecter la tranquilité de ses propriétaires, un couple de Guérétois  fort aimables et gentils). En conséquence, nous devons nous contenter d'admirer les 2 bâtiments et le superbe clocheton au travers des grilles en fer forgé (c'est ainsi !). Puis nous reprenons notre route pour aller admirer d'autres "petits" bijoux...

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Deux mots (rapides) sur Saint-Yrieix-les-Bois que nous avons traversé sans nous arrêter et où se trouvait un monastère du 6ème siècle dont les ruines ont été recouvertes par l'église qui le remplaça au 12ème siècle... Si nous avions fait ne serait-ce qu'une petite halte, nous aurions pu voir son portail qui est le dernier vestige restant de l'église originelle (honte à nous !)

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Nous traversons maintenant la D942 (qui relie Guéret à Aubusson et où circulent plus de voitures que sur la petite D17 où nous sommes) avec extrême prudence (qui est une amie de Marie-Louise). En arrivant à proximité de Saint-Hilaire-la-Plaine, un édifice fortifié attire immédiatement notre regard (notre ténacité nous permet ensuite d'approcher ce bâtiment prometteur mais encerclé).

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Les murailles équipent un clocher-donjon d'une imposante église fortifiée du 14ème siècle (renforcées par 2 échauguettes et par des tourelles en encorbellement érigées aux angles). Au sommet, les machicoulis (qui ont attirés de loin notre regard) courent sur les 4 côtés du clocher. Autrefois dépendance de l'évèché de Limoges, l'église est devenue monument historique en 1930...

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L'intérieur a été ensuite rénové (hélas) et d'horribles voutes en briques sont alors venues renforcer l'édifice médiéval. La touche finale a été donnée sur les piliers qui ont été recouverts de ciment. A l'extérieur, la malheureuse toiture en bardeaux de châtaigniers compte toujours les jours qui la séparent d'une remise en état (et hop, encore un monument historique Creusois à l'abandon !).

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