06 janv. 17

Des émeutes éclatent dans la Creuse... de Martin Nadaud

En 1848, les paysans se plaignent de l'absence de routes et de la pauvreté des sols de la Creuse. Les procédés de culture sont les mêmes qu'il y a 60 ans et les récoltes restent mauvaises. Entre 1848 et 1856, la population paysanne baisse fortement : les pouvoirs publics décident alors d'améliorer l'enseignement agricole mais... les paysans ne savent pas lire. Côté industrie, il n'existe que les manufactures de tapisserie d'Aubusson et de Felletin. Or, en 1848, leurs patrons se lamentent de l'absence de clients et Aubusson... [Lire la suite]

28 oct. 16

Victor Cope invente les magasins Coop (à Guéret)

Qui, parmi ceux qui parcourent l'avenue Pierre Leroux* (à Guéret), sait combien de riches évènements cette artère à connu au début du 20ème siècle ? (Et aussi, combien savent qui est Pierre Leroux* ?) L'aventure commence avec Victor Cope (grand humaniste et ancien professeur au lycée de Guéret) qui s'inquiète alors (pour ses concitoyens) de la flambée du prix du pain... En 1907, avec quelques autres, il décide de lancer une boulangerie coopérative, dans le but de maîtriser les hausses de cet aliment (essentiel à l'époque).... [Lire la suite]
02 juin 16

Quelle sera donc la couleur politique de la Creuse en 2017 ?

Louis-Philippe, "roi des français", fait déporter (oups, pardon...) exile en Creuse le bouillonnant progressiste Pierre Leroux. En 1843, Leroux devient éditeur à Boussac (où il crée une communauté d'intellectuels écolos dont George Sand fait partie). Ce groupe édite des bulletins politiques qu'il diffuse à Guéret, à Bourganeuf et à Aubusson (mais les ouvriers-maçons ne s'y intéressent pas). En 1848, la Creuse épouse pleinement la cause de la République et (accrochez-vous...) vote à 94,8% pour Louis Napoléon Bonaparte. Puis, en... [Lire la suite]
21 juil. 14

Nadaud Martin : ouvrier collectiviste, franc-maçon et élu du peuple

En 1815, son père et son grand-père sont maçons migrants et sont donc absents 9 mois sur 12. Aussi, dés qu'il sait marcher, Martin doit aider sa mère aux travaux des champs et aux tâches ménagères. A 7 ans, il reçoit un semblant d'éducation scolaire dispensé par un dénommé Jean Faucher, un laïc chargé de la tenue manuscrite des registres de la paroisse. Martin commence ensuite le dur métier d'apprenti maçon à Paris. Il enchaîne des journées (mal payées) de plus de 12 heures et souffre comme tant d'autres de malnutrition. Il... [Lire la suite]