Jusqu'en 1789, Silvain de la Marche, propriétaire du domaine des Places Crozant), est considéré comme l'un des meilleurs cultivateurs de la Marche. La Révolution éclate ensuite et ses concitoyens l'élisent maire de Crozant. Puis, en 1791, il devient membre du Conseil Général de la toute jeune Creuse, où son expérience agricole est mise au service de la collectivité...

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Le 7 avril, les biens de l'abbaye d'Aubignac Saint-Sébastien) sont confisqués par les révolutionnaires et mis en vente en 2 lots. Silvain de la Marche, ainsi qu'Annet de Saint-Jullien et Marie-Louise d'Assy, ses beaux-parents, achètent  ensemble le lot le plus grand pour 19.000 livres. Mais, en son absence, le domicile de Silvain de la Marche est saccagé par des pillards...

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Avant de partir, les brigands disent aux domestiques du château qu'ils vont revenir et qu'ils pendront leur maitre ! A son retour, Silvain de la Marche prend peur et, au début de 1792, son épouse et lui quitte le château et disparaissent. Le 21 septembre, le lot de l'abbaye d'Aubignac, que De la Marche a pourtant acheté, est revendu à Charles Delafont, juge à La Souterraine.

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Dans la foulée, Silvain de la Marche est ajouté à la liste des émigrés en fuite : ses biens sont donc saisis et mis en vente au profit de la Nation républicaine. Gerperol, le nouveau maire de Crozant, et Lemaigre, son 1er adjoint, écrivent au ministre de la Police Générale, à Paris, pour lui certifier que Silvain de la Marche est un authentique et irréprochable révolutionnaire !

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Pour sa part, le citoyen Guyet, au nom du Conseil général de la Creuse, adresse un courrier au ministre pour lui demander de retirer le nom de Silvain de la Marche de la liste des émigrés. Puis, l'ambassadeur de Russie intervient à son tour et obtient que soit provisoirement retiré de cette liste le nom des De la Marche

(lesquels vivent à Paris, où ils ont préventivement été placés sous surveillance policière).

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