Le 9 décembre 1905, le parlement français vote une loi qui sépare l'église de l'état. Puis, le 29 décembre, un décret ordonne l'inventaire des biens des églises. A Saint-Goussaud, le maire adresse donc un procés-verbal au curé de la paroisse (et un autre aux laïcs chargés de l'administration des biens de son église) pour l'informer de la date prévue pour l'inventaire...

LE CURE


En effet, le directeur départemental des Domaines a décidé que l'inventaire des biens de l'église de Saint-Goussaud aurait lieu le 24 février 1906, à 9 heures. De ce fait, le curé est invité à y assister (ou à s'y faire représenter). Mais le jour dit, le percepteur de Bénévent, agent auxiliaire de l'administration des Domaines, trouve toutes les entrées de l'église fermées...

LA PORTE CLOSE


Le curé de Saint-Goussaud, résolument opposé à l'inventaire, refuse de lui ouvrir les portes et de lui remettre les clefs. Le percepteur informe sa hiérarchie qu'il n'a pas pu remplir sa mission et, le 1er mars, le préfet avise par courrier le curé réfractaire (et le bureau des laïcs) qu'il est mis en demeure de remettre ses clés à l'agent des Domaines le 3 mars (dernier délai) !

ARRETE PREFECTORAL


Faute de quoi le préfet a d'ores et déja requis un commissaire de police de Guéret et ses hommes pour ouvrir par la force les portes de l'église, et ce (bien évidemment) dans le cas où le curé de Saint-Goussaud persisterait dans son refus... Notre farouche curé va-il obtempérer où la police va-elle devoir fracturer les portes de l'église de Saint-Goussaud ?

LA FORCE


Au cours d'un hypothétique second épisode, tout aussi croustillant que celui-ci, les cruels membres de Marchoucreuse 23 lèveront-ils enfin le voile sur cet insoutenable suspense ?... Ou n'y aura-il jamais de suite à ce qui aurait pu être le début d'une série à succès nommée "LE PREFET DE LA CREUSE, LA POLICE ET LE CURE DE SAINT-GOUSSAUD" ?

CACHET PREFECTURE