En juin 1944, les nazis choisissent délibérément le bourg d'Oradour-sur-Glane pour y faire un exemple destiné à terroriser les populations du Limousin. Les habitants sont donc exterminés et le bourg est méthodiquement transformé en un gigantesque brasier. Les S.S. brûlent aussi les corps : Oradour-sur-Glane et sa population doivent disparaître !

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Deux ans après la Libération, sous la pression des familles de victimes, la France décide de construire un second Oradour-sur-Glane (juste à côté du 1er bourg martyrisé qui devient un sanctuaire dédié aux victimes). L'état français confie cette tâche à l'architecte en chef Charles Dorian, lequel devra respecter des règles de reconstruction trés strictes...

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Le bureau de Poste Télégraphe et Téléphone (PTT) du bourg originel a été construit en 1927. Après le massacre de 1944, il n'est plus (comme le reste) qu'une ruine fumante. Un baraquement provisoire (en bois) est alors construit non loin. Mais le bureau ne réouvrira en fait que le 13 octobre 1945 (pour l'émission du timbre noir d'Oradour-sur-Glane).

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Dans le second bourg, c'est l'architecte André Campagne qui est chargé de concevoir le nouveau bureau des PTT et il dessine une entrée surmontée d'une corniche en pierre taillée (dans le même style que l'Hotel de Ville). Ce bureau est alors construit et il ouvre ses portes au public du second Oradour-sur-Glane en 1950

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La première pierre de l'église du nouveau bourg est, elle, posée le 10 juin 1952. Ce jour là, les fondations sont bénies mais les cloches devront quant à elles attendre le 12 juillet 1953 pour l'être à leur tour. Cette date est considérée comme étant la fin de la reconstruction du second Oradour-sur-Glane, laquelle a été sévèrement encadrée...

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Par respect pour les martyrs, il était interdit de construire des maisons de plus d'un étage, d'avoir une facade de couleur vive, de mettre des fleurs aux fenêtres, etc... Chaque demeure devait ressembler à celle d'à côté. La plupart étaient destinées aux proches des familles des victimes du massacre ou à des résistants du Limousin.

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En 1947, la composition des petits commerces du nouvel Oradour-sur-Glane est volontairement calquée sur celle du bourg martyr de 1944. Et, en ce début du 21ème siècle, nous avons constaté qu'ils se portent toujours bien alors qu'Oradour-sur-Glane est une commune relativement proche de Limoges.

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