Musee_peinture_Crozant_1909

L'idéal, pour commencer cette balade dans la moyenâgeuse Cité de l'Evèché, est de partir de la Vienne, sur le Pont Saint-Etienne. Vous êtes sur la rive droite et vous abordez les vieilles maisons des laveuses qui, jusqu'aux années 1950, faisaient la lessive de la bourgeoisie. Vous contournez les remparts et, par les ruelles, remontez jusqu'à l'endroit où se trouvait l'Abbaye de la Règle.

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Près de son portail se cache l'entrée de souterrains qui ont longtemps servis à stocker de la nourriture au frais. Un peu au dessus, vous découvrez les beaux Jardins de l'Evèché (possession de la municipalité de Limoges depuis 1909) et l'imposante cathédrale Saint-Etienne. A l'intérieur, vous tombez en extase (mais si : c'est obligé !) devant les fantastiques fresques qui la décorent...

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Vos yeux à peine remis des beautés cultuelles de la cathédrale, à quelques pas de là, vous trouvez l'entrée du Musée des Beaux-Arts... Et alors là ! Préparez-vous à vous pâmez pendant des heures et des heures devant des oeuvres d'art d'un raffinement exquis, ainsi que d'incroyabes trésors de l'histoire de Limoges. En outre, c'est gratuit et ouvert 6 jours sur 7

(fermé le mardi, faut bien qu'y s'reposent).

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La Cité de l'Evèché et la ville de Limoges, concurrentes l'une de l'autre, ont été séparés par une double enceinte de remparts pendant des siècles. Il faudra patienter jusqu'en 1792 pour que Limoges ne devienne enfin qu'une seule et même cité. Ben, oui ! Les aléas de l'histoire, que voulez-vous !

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La vicomtesse de Limoges, Marguerite d'Angoulème (reine de Navarre, soeur de François Ier et protectrice des arts) favorise, vers 1480, la réapparition de la technique moyenâgeuse de l'émail. Il faudra attendre 1760 et la découverte du gisement de kaolin de Saint-Irieix pour que la porcelaine s'impose et se transforme en une véritable industrie... qui dépasse alors les productions chinoises !

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Si la voie ferrée, en 1840, permet à Limoges de devenir la capitale de la porcelaine, elle le doit également au savoir-faire des ouvriers-décorateurs et des doreurs (dont beaucoup sont des émailleurs reconvertis en porcelainiers). C'est pourquoi le préfet Morisot, sacrebleu, afin que les ouvriers enrichissent ce savoir-faire, crée en 1845 le Musée des Beaux-Arts.

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En l'an 1900, le nombre d'ouvriers porcelainiers franchit le chiffre incroyable de mille, dont une très grande majorité de femmes. De leur côté, les élèves émailleurs de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif de Limoges participent à l'Exposition Universelle, à Paris. Entre 1971 et 1994, les émaux du Limousin se sont taillés une solide réputation internationale. Et c'est vraiment, vraiment mérité !

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L'émail, pratiqué depuis 1000 ans à Limoges, se fait sur un support métallique. Les pigment utilisés sont le manganèse (qui donne des jaunes), le cuivre (des bleus et des verts), le cobalt (des bleus et des mauves), ainsi que de l'argent et de l'or. Plusieurs cuissons à 800° sont nécessaires pour fixer les poudres sur le support. "Mille fois sur le métier tu remettras ton ouvrage !"

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Voilà, c'est tout... Désolé : nous ne connaissons pas de bons restos, pas trop chers, à Limoges. Cherchez un peu, quoi !

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