En Octobre 2005 disparaissait un des plus grands héros de notre pays. Cet homme se nommait Georges Guingouin et de nombreuses personnes pensent qu'il fut le premier maquisard de France. Très vite, il prend les armes contre  ses ennemis : l'occupant allemand, les nazis, et le pouvoir de Vichy (par la suite, il aura aussi à se défendre contre la direction de son propre parti)...


Après la défaite de la France face aux armées allemandes, il organise effectivement un des premiers réseaux de maquisards. Dans la forêt du Limousin, entre Eymoutiers, Châteauneuf-la-Forêt et Vassivières, il s'active, La_rouille_n_efface_pas_toutun jour en Corrèze, le lendemain en Haute-Vienne. Une poignée d'hommes mal armés parvient à malmener durement l'occupant grâce au génie militaire de G. Guingouin.


Leur nombre grandit sans cesse et, à la Libération, avoisine 5000 combattants Francs-Tireurs et Partisans.

 


Durant ces années, le réseau de résistance de celui que l'on nomme "le préfet du maquis" contrôle une partie du Limousin. L'armée allemande n'ose plus s'y aventurer et une division de SS s'y casse même les dents : elle doit battre en retraite après avoir subit de lourdes pertes sur le mont Gargan.

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La population aide Guingouin et ses maquisards, les nourrit, les cachent et leur prête main-forte. "Le préfet du maquis" a gagné ce surnom parce que, lorsqu'il réquisitionne (même lorsqu'il s'agit de personnes qui s'enrichissent en faisant du marché noir), il remet toujours un reçu (au nom de la République Française). Les sommes obtenues permettent aux résistants d'acheter de la nourriture et ce dont ils ont besoin auprès des habitants.


G. Guingouin est instituteur et communiste. C'est un humaniste intransigeant qui, le 23 Aout 1939, refuse d'obéir à son parti. Ce dernier a interdit à ses militants de prendre les armes contre les allemands... tant que les accords conclut entre Hitler et Staline dureront. Mais Guingouin prend les armes sans attendre et rassemble les premiers combattants !


En Juin 1944, une fois encore, la direction du P.C.F. lui donne un ordre : il doit attaquer la garnison de Limoges, tandis que d'autres réseaux attaqueront celle de Tulle et de Guéret. "Le préfet du maquis", une fois de plus, désobéit... Il ne veut, à aucun prix, que la population de Limoges ait à supporter le déchaînement haineux des SS de la division Das Reich.


Les SS se livrent effectivement à de sanglants carnages, principalement à Tulle et à Guéret. A Oradour-sur-Glane, ils exterminent la population masculine à la mitrailleuse et brûlent les femmes et les enfants dans l'église du bourg.


sur_le_mont_GarganA la libération, Georges Guingouin est élu maire (communiste) de Limoges. Il affronte les notables socialistes qui veulent reprendre "leur" ville, mais également le parti communiste qui lui reproche, une fois encore, de ne pas suivre la ligne du parti. En 1952, il en est exclu et, en 1954, est accusé d'un meurtre (qu'il aurait commis pendant ses années de maquis). Il devra attendre 1959 pour en être totalement innocenté.


 

Si vous voulez en savoir plus sur cette page de notre histoire, nous vous recommandons de lire...

"L'affaire Guingouin", de Michel Taubman, aux Editions Lucien Souny,

"Georges Guingouin, les écrits et les actes", de Marcel Parent, Editions de la Veytizou,

"La division maudite", de Michel Peyramaure, aux Editions Lucien Souny.

Vous pouvez également regardez le DVD "La bataille du rail", un film de René Clément, de 1946, qui vous donnera un aperçu de ce qu'était la résistance.


(Vu à Eymoutiers)  Eymoutiers_1   Eymoutiers_2